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ARISTOTE .
Métaphysique Eudoxe
a cru que le soleil et la lune faisaient chacun leur révolution dans
trois sphères distinctes. La première de ces sphères, selon lui, est
celle des étoiles fixes ; la seconde est celle qui passe par le milieu du
zodiaque ; et la troisième, celle qui se dirige obliquement dans la
largeur du zodiaque. Seulement, d'après Eudoxe, le cercle que décrit la
lune est plus oblique que le cercle décrit par le soleil. Quant aux planètes,
Eudoxe leur assignait à chacune quatre sphères. de ces quatre sphères,
la première et la seconde étaient les mêmes que pour la lune et soleil
; car, l'une est la sphère des étoiles fixes, qui emporte. [selon
Eudoxe,] toutes les sphères sans exception et l'autre est la sphère placée
au-dessous de celle-là, et qui, ayant son mouvement par le milieu du
zodiaque, est commune à toutes. Quant
à la troisième sphère, elle a ses pôles sur la ligne qui passe par le
milieu du zodiaque, la quatrième, enfin, a son mouvement et ses cercles
obliques sur le milieu de la troisième. Eudoxe ajoute que les pôles de
la troisième sphère sont aussi les pôles des autres
mais ceux de Vénus et de Mercure se confondent. Callippe
donnait aux sphères la même position que leur donnait Eudoxe, [c'est-à-dire
qu'il les classait de même pour l'ordre des distances]. Quant au nombre
de ces sphères, il en accordait le même nombre qu'Eudoxe à Jupiter et
à Saturne ; mais il prétendait qu'il fallait ajouter deux sphères à
celles de la lune et du soleil, pour bien représenter les phénomènes.
Il n'en ajoutait qu'une seule pour chacune des autres planètes. En outre,
pour que toutes les sphères réunies rendissent bien compte des phénomènes
observés, il croyait qu'il était nécessaire qu'à chaque planète il y
eut d'autres sphères en nombre égal, moins une, allant en sens inverse,
et rétablissant la première sphère dans sa même position, relativement
à l'astre toujours placé au-dessous. C'était à
cette seule condition, selon lui, que le mouvement des planètes pouvait
s'expliquer complètement. Si donc les sphères, dans lesquelles tous ces
astres se meuvent, sont, d'une part, au nombre de huit, et, d'autre part,
au nombre de vingt-cinq, les seules d'entre elles qui ne doivent point se
mouvoir en sens inverse, sont celles où se meut l'astre placé au plus
bas. Il y en aura donc six qui iront en sens contraire des deux premières;
et il y en aura seize qui iront en sens contraire des quatre autres. Le
nombre de toutes ces sphères, tant de celles qui ont le mouvement régulier
que de celles qui vont en sens opposé, sera en tout de cinquante-cinq.
Mais, si l'on n'ajoute pas à la lune et au soleil les mouvements dont
nous avons parlé, routes les sphères réunies ne seront plus qu'au
nombre de quarante-sept. Voilà
donc quel est le nombre des sphères ; et il paraît tout à fait
rationnel de supposer que les substances, et les principes immobiles [et
sensibles], sont en nombre égal. Quant à démontrer que ce soit là ce
qui est nécessairement vrai, nous laissons ce soin à de plus forts que
nous. Pistes de Réflexion possibles1.Dans
ces 3 systèmes où se trouve la Terre ? Est-elle mobile ? 2.Citez
le nom des planètes et leur ordre vraisemblable selon la logique du
texte.
Dans quel sens doit-on prendre le mot planète ? 3.Combien
de sphères compte le système d’Eudoxe ? 4.
Peut-on schématiser le principe de ces sphères pour une planète ? 5.
Démontrez le résultat obtenu par Aristote avec le système des sphères
de Callippe et son résultat personnel. 6.
Que ne pourra pas expliquer ce système en regard de l’éclat de Mars étudié
lors de son orbite précédemment ?
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